Idées & Conseils · 18 juin 2026
Manger selon son cycle : le guide pratique par phase
Votre corps n’est pas le même d’une semaine à l’autre. Vos besoins en énergie, en nutriments, en repos varient tout au long du cycle. Et pourtant, on mange souvent pareil tous les jours…
Adapter son alimentation à son cycle, c’est travailler avec sa physiologie, pas contre elle. Résultat : moins de SPM, plus d’énergie, et une relation plus apaisée avec son corps.
Le cycle en 4 phases
Phase menstruelle (J1 à J5 environ)
Les règles arrivent. L’énergie est basse, c’est normal. C’est une phase de repos et de régénération.
On mise sur :
- Les aliments riches en fer pour compenser les pertes : viande rouge de qualité, lentilles, épinards, quinoa
- Le magnésium contre les crampes : chocolat noir, amandes, légumes verts
- Les bouillons chauds, les soupes, tout ce qui réchauffe et nourrit sans demander d’effort de digestion
- On réduit le café qui aggrave les crampes
Phase folliculaire (J6 à J13)
Les oestrogènes remontent, l’énergie revient. C’est la phase de l’élan, du renouveau.
On en profite pour :
- Augmenter les légumes verts : brocoli, épinards, feuilles vertes diverses
- Miser sur les protéines légères : poisson, oeufs, légumineuses
- Introduire des aliments fermentés bons pour le microbiote : yaourt, kéfir, choucroute
- C’est la phase idéale pour tester de nouvelles recettes ou faire le grand ménage alimentaire !
Phase ovulatoire (autour de J14)
Pic d’oestrogènes, énergie maximale. Le corps est au top.
On continue sur les aliments anti-inflammatoires :
- Saumon, sardines, maquereaux (oméga 3)
- Légumes et fruits crus
- Graines de lin, noix
- On peut se permettre des repas un peu plus festifs ici !
Phase lutéale (J15 à J28)
La progestérone prend le relais. L’énergie diminue progressivement, les envies de sucre et de gras apparaissent. Les ballonnements aussi, parfois.
C’est la phase où l’on compense souvent avec des aliments réconfortants… qui aggravent les symptômes. On anticipe plutôt :
- Magnésium en priorité : il chute naturellement en phase lutéale, et sa carence amplifie l’irritabilité, les tensions mammaires, les crampes
- On réduit le sel (rétention d’eau), le sucre raffiné et le café
- Les oméga 3 pour contrer l’inflammation (poissons gras, huile de lin)
- Les glucides complexes plutôt que les sucres rapides : pomme de terre, riz complet, patate douce
Ce que ça change concrètement
En consultation, je vois souvent des femmes de 40-50 ans qui gèrent seules une famille, un travail, un quotidien chargé. Elles sont fatiguées, elles ont des envies sucrées ingérables en fin de cycle, elles se sentent “à cran” avant les règles depuis des années.
Quand on commence à adapter l’alimentation selon le cycle, les changements arrivent souvent dès le deuxième ou troisième mois. Moins d’irritabilité, moins de ballonnements, plus d’énergie au bon moment.
Ce n’est pas de la magie. C’est de la physiologie.
Stéphanie Brouillard
Naturopathe · Préparatrice en pharmacie · DU Nutrition Clinique · Praticienne Kobido
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