Idées & Conseils · 15 juin 2026
Index glycémique et diabète : ce que votre assiette change vraiment
On me parle souvent de l’index glycémique comme d’un concept réservé aux personnes diabétiques. C’est une erreur. L’IG, c’est utile pour tout le monde : pour l’énergie, le poids, la concentration, les envies de sucre… et bien sûr, pour prévenir ou mieux gérer le diabète de type 2.
Mon DU en Nutrition Clinique (obtenu à l’Université Paris, Hôpital Bichat) m’a permis d’approfondir ce sujet. Voici ce que j’explique à mes patientes.
C’est quoi, exactement, l’index glycémique ?
L’index glycémique (IG) mesure la vitesse à laquelle un aliment fait monter votre taux de sucre dans le sang après ingestion.
- IG bas (< 55) : la glycémie monte doucement et redescend progressivement. Énergie stable.
- IG moyen (55 à 70) : montée modérée.
- IG élevé (> 70) : pic de glycémie rapide, suivi d’une chute. Coup de barre, fringale, envie de sucre.
Les aliments, concrètement
IG bas :
- Légumineuses : lentilles, pois chiches, haricots (IG autour de 30)
- La plupart des légumes frais
- Fruits frais : pomme, poire, agrumes, baies
- Pain au levain, pain complet
- Riz basmati, flocons d’avoine
- Yaourt nature
IG élevé :
- Pain blanc, baguette (IG autour de 70-75)
- Riz blanc cuit chaud (IG > 70)
- Pommes de terre cuites à l’eau ou au four (IG 65-90 selon préparation)
- Sucre blanc, bonbons, sodas
- Corn flakes et céréales soufflées
Ce que ça change pour le diabète
Chez une personne diabétique ou en résistance à l’insuline, chaque pic de glycémie est une contrainte pour le pancréas et les cellules. Un régime à index glycémique bas permet :
- De limiter les pics et les chutes de glycémie
- De réduire la charge de travail du pancréas
- D’améliorer la sensibilité à l’insuline sur le long terme
- De stabiliser le poids, souvent étroitement lié au diabète de type 2
Et ce n’est pas anecdotique : c’est l’un des leviers nutritionnels les mieux documentés dans la prise en charge du diabète.
Quelques astuces pour faire baisser l’IG d’un repas
Bonne nouvelle : l’IG d’un aliment n’est pas figé, il varie selon la façon dont on le prépare et ce avec quoi on le mange !
- Les graisses et les fibres ralentissent l’absorption du sucre. Un peu d’huile d’olive ou une salade verte avec vos pâtes fait baisser l’IG global du repas.
- Le refroidissement : les pommes de terre et le riz refroidis ont un IG plus bas qu’à la sortie de la casserole (formation d’amidon résistant).
- La cuisson al dente pour les pâtes et le riz : IG plus bas qu’une cuisson prolongée.
- Commencer par les légumes : manger les légumes et les protéines avant les féculents réduit la vitesse d’absorption des glucides.
Un mot sur la charge glycémique
L’IG seul ne suffit pas : il faut aussi tenir compte de la charge glycémique (CG), qui prend en compte la quantité de glucides dans une portion réelle. Une pastèque a un IG élevé mais une faible teneur en glucides par portion : sa charge glycémique reste raisonnable.
C’est pour ça qu’un accompagnement personnalisé est plus utile qu’une liste de “bons” et “mauvais” aliments à appliquer au pied de la lettre.
Si vous souhaitez mettre en place une alimentation adaptée à votre glycémie, vos envies et votre quotidien, je vous propose un bilan nutritionnel complet à Hyères.
Stéphanie Brouillard
Naturopathe · Préparatrice en pharmacie · DU Nutrition Clinique · Praticienne Kobido
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